La Route du Thé
Comme tout le monde le sait, le thé est présent dans le monde entier, mais cette page vous expliquera succinctement comment il est arrivé dans tous ces pays.
La route vers le Japon

La route vers l’Europe
La route vers l’Angleterre
Dans cette politique, les taxes et les conditions de vente imposées par la compagnie anglaise aux colons américains eurent raison de leurs nerfs et le 16 décembre 1773 ils jetèrent par-dessus bord la cargaison de thés de trois navires, soit 342 caisses. On appela ce premier pas vers la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique la Boston Tea Party.
En plus de cela, les Anglais prirent l’option de l’opium comme monnaie d’échange. Produit dans leurs colonies indiennes, ils avaient organisé une contrebande incroyable. En 1839, la Chine saisit près de 20 000 caisses et les brûla… Les Anglais contre-attaquèrent avec deux « guerres de l’opium » dont ils sortirent vainqueurs. Bien que la Chine soit passée de 2 millions à 120 millions d’intoxiqués en moins de 30 ans, l’Angleterre fut à la fin du siècle trop touché par l’opiomanie et dût stopper ce trafic.
Bien après ces événements, à partir de 1865, les Etats-Unis créèrent des bateaux fins et très rapides pour contrer les Anglais, car la première arrivée sur le marché des thés primeurs fixait le marché. Ce fût alors une époque de courses de clippers où parfois jusqu’à une quinzaine de bateaux parcourait 28 000 Kms en espérant arriver les premiers !
Cette époque cessa en 1869 à l’ouverture du canal de Suez et l’arrivée des bateaux à vapeur.
La route des caravanes
La route vers de nouvelles plantations
La route vers Ceylan

Mais dans les années 1860, l’Anglais James Taylor planta et commercialisa du thé sur une surface de moins de 10 hectares. Le résultat commercial fût tellement bon que Sir Thomas Lipton (jeune Irlandais) eu l’idée de cultiver le thé sur l’île, avec un sens du marketing tel que son nom est sans doute connu de tout le monde encore aujourd’hui. Pourtant, il n’avait pas plus de 1.5% des plantations de l’île.
Le reste des plantations étaient majoritairement tenues par des Anglais devenus envahissants, que même James Taylor fût chassé de chez lui.
Dès 1887, les importations des colonies anglaises devinrent plus importantes que celles provenant de Chine.
La route vers la France
Les premières traces de thés en France furent probablement au XVIIe siècle. Ce breuvage très cher était servi lors de rassemblements mondains. Les bienfaits thérapeutiques du thé étant connus de tous, nombreux médecins et scientifiques essayèrent d'introduire des plantes bien moins chères, et produites en France, pour remplacer le thé (sauge, vétonique ou origan). Les bienfaits n'eurent pas l'effet escompté sur la population et le thé revenait alors dans les tasses.
C'est alors que naturellement est venue l'idée de cultiver le théier directement en France pour s'affranchir de ce long voyage vers la Chine. Mais hélas, la France ne sut pas profiter de cette occasion et c'est le Suédois Linné qui s'y essaya non sans mal.
Plusieurs essais ont été faits dans son jardin de Goteborg. C'est seulement au bout d'un troisième retour de Chine qu'il parvint en faisant germer les graines durant le voyage à avoir du thé en Europe ! Mais l'expérience n'était pas si facile et l'idée ne fût pas suivie.

La population était pourtant prête à se mettre au thé, mais la France n'a pas su mettre en avant ses colonies et n'a rien fait pour se lancer dans le commerce prometteur du thé.
Mais rassurons-nous, depuis vingt ans, l'art du thé à la française s'est peaufiné et les grandes maisons de thé parisiennes ont de beaux jours devant elles.
La route vers la Russie
Cette boisson fût alors fort appréciée de la cour, et dès le début des années 1670 on l'a trouvait sur les marchés et dans les boutiques de Moscou. Très vite, le thé se répandit dans tout le pays et devint une habitude.
La particularité du thé à la russe réside sans doute dans l'utilisation du samovar, qui signifie littéralement "autocuiseur".
Le Samovar est en fait une bouilloire à robinet dans laquelle l'eau est chauffée par des braises situées dans le foyer inférieur, chauffant également la théière placée sur le haut d'un tube cheminée et contenant l'extrait de thé.
La forme du samovar est étudiée pour que l'eau résonne dans la cavité laissée entre le niveau de l'eau et le sommet du couvercle, indiquant les différentes étapes de l'ébullition.
Le samovar traditionnel (puisqu'on utilise maintenant des samovars électriques) a pour avantage de chauffer l'eau en douceur, sans dépasser la température idéale.
En plus du samovar, les Russes avaient pour habitude de verser le contenu de leur tasse (en porcelaine de préférence) dans une sous-tasse afin de le refroidir plus vite et d'en dégager le parfum. Les verres à thés étaient eux aussi parfois utilisés.
La cérémonie russe quant à elle dépend énormément du pays de l'URSS considéré. De grandes différences parfois résidaient entre les différentes régions. Je ne m'attarde pas dessus, peut-être une autre fois...

La route vers les pays arabes
Avant l'arrivée du thé, ces pays ne buvaient que des infusions de menthe ou d'absinthe. Une fois le thé implanté, le trouvant trop amer, ils le coupèrent avec leurs infusions.
Très vite, le thé devient la boisson nationale, indissociable de l'hospitalité et de la sociabilité arabe. Sur les 20 pays les plus gros consommateurs de thé, neuf sont arabes. Certains comme le Maroc et l'Afghanistan consomment du thé vert, alors qu'en Égypte, au Pakistan ou encore en Arabie Saoudite, on préférera le thé noir.
La cérémonie du thé des pays arabes la plus retenue est sans doute celle de préparation du thé vert à la menthe. Bien qu'une page de ce site y sera consacrée pour la préparation, il y a retenir que le thé à la menthe ne se refuse pas. On offre alors les trois tournées de l'hospitalité :
- Le premier verre est aussi amer que la vie,
- Le deuxième est aussi doux que l'amour,
- Le troisième est aussi apaisant que la mort.
Conclusion
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